Chauffage et foyers extérieurs

Accès aux entrées de gaz

Par mesure de prévention, il est important de bien dégager les entrées de gaz naturel ou de propane, ainsi que l’accès à la bouteille de propane, afin de permettre aux pompiers d’accéder rapidement aux installations.

Bûches écologiques

Les bûches écologiques sont de plus en plus populaires auprès des propriétaires de chalets, de condos et d’appartements munis de foyers, et ce, en raison des nombreux avantages qu’elles présentent. Elles sont faciles à ranger et à manipuler, en plus d’être dépourvues d’écorce et d’insectes, et de présenter un faible taux d’humidité. Par contre, il importe de savoir qu’une utilisation inappropriée de ces bûches peut occasionner des incendies, et que ces dernières sont à l’origine d’un nombre croissant d’incidents.

Fabrication
Les bûches écologiques sont fabriquées de résidus forestiers ou de matières recyclées et produisent moins de particules fines polluantes. Elles sont séchées dans un four rotatif et compressées selon différentes méthodes. Le potentiel calorifique et le dégagement de chaleur de ce produit n’a pas du tout le même comportement que celui d’une bûche naturelle.

Garantie
Certains fabricants de poêles ou de foyers ne garantissent plus les appareils si des dommages surviennent à la suite de l’utilisation de bûches écologiques.

Taux d’humidité et chaleur
Une bûche écologique de 3 à 5 livres atteint un taux d’humidité aussi bas que 8 %. Elle est compressée sous forme de galette et peut produire de 24 000 à 40 000 BTU. De son côté, une bûche naturelle de même poids, séchée à l’air, compte un taux d’humidité de 33 % et produit de 16 800 à 40 000 BTU.

Durée
La bûche écologique dure entre une et deux heures comparativement aux bûches naturelles de même poids, pour lesquelles il est possible de contrôler la durée de combustion par l’utilisation des clefs d’amenée d’air de l’appareil. Lorsqu’on utilise des bûches naturelles, la réduction de l’amenée d’air permet d’augmenter le temps de combustion et fait descendre la température à l’intérieur de la chambre de combustion. À l’opposé, lorsqu’on utilise des bûches écologiques, la réduction de l’amenée d’air ne réduit pas le temps de combustion et produit une augmentation significative de la température à l’intérieur de l’appareil.

L’ignorance de ces facteurs
L’imprudence, l’ignorance et le non-respect des recommandations du fabricant par les utilisateurs, qui mettent parfois une trop grande quantité de bûches écologiques dans l’appareil, peut provoquer l’éclatement de la vitre de foyer, briser des soudures et, dans le pire des scénarios, provoquer un incendie.

Apprendre la bonne méthode d’utilisation
Les utilisateurs de bûches écologiques doivent apprendre à chauffer leur appareil de façon adéquate, vérifier les spécifications de ce dernier et, connaître la capacité maximale en BTU. Il importe également de lire les recommandations du fabricant de bûches écologiques, de respecter rigoureusement le nombre maximal de bûches indiqué et de les ajouter graduellement, afin de voir comment l’appareil va réagir, de faire ramoner régulièrement la cheminée, et de porter une attention particulière à l’amenée d’air, surtout en ce qui concerne les foyers à combustion lente.

Cendres du foyer

Pour se défaire des cendres du foyer, on doit les placer dans un contenant métallique à fond surélevé, qui sera entreposé à l’extérieur, loin de toute surface combustible (même le plancher). Il est à noter que les cendres peuvent rester chaudes jusqu’à 72 heures.

Chauffage au bois

Voici quelques règles de sécurité devant être respectées afin de diminuer les risques d’incendie que représente ce mode de chauffage.

  • Effectuer le ramonage de la cheminée par un professionnel à toutes les cinq cordes de bois brûlées. Autrement, la ramoner au moins une fois par an, préférablement au début de l’hiver (conservez une preuve confirmant les travaux effectués).
  • Éviter de mettre le feu dans la cheminée pour éliminer la créosote.
  • Utiliser du bois sec, de qualité. Le bois vert augmente la formation de créosote.
  • Brûler du bois fendu en bûches de petite taille. Elles brûleront plus proprement, formant moins de créosote.
  • Laisser entrer assez d’air dans la cheminée afin que les flammes soient vives, favorisant ainsi une combustion complète et causant moins de fumée. De plus, les flammes ne dégageront pas de produits toxiques.
  • Entreposer les cordes de bois dehors, loin de la maison.
  • Couvrir les bûches afin de les protéger des intempéries. Le bois humide brûle mal et augmente les dépôts de créosote.
  • Disposer des cendres dans un contenant métallique à fond surélevé. Les conserver dehors, loin de tout matériau combustible, car elles peuvent rester chaudes jusqu’à 72 heures.
  • Installer un avertisseur de monoxyde de carbone près des chambres à coucher.
  • Installer un extincteur portatif dans la pièce où se trouve l’appareil de chauffage.

En respectant ces conseils de sécurité, vous diminuez les risques d’incendie, en plus d’avoir une combustion propre, éliminant ainsi la formation de créosote.

Chauffage au bois en situation d’urgence

L’interruption de l’alimentation électrique d’une maison peut nécessiter un besoin urgent de chauffage, puisque la plupart des systèmes de chauffage fonctionnent à l’électricité. De nombreux ménages s’en remettent donc à leur poêle à bois ou à leur foyer pour chauffer leur demeure en pareille situation.

Un poêle à bois ou un foyer bien installé et utilisé comme il se doit s’avère un moyen sûr de chauffer la maison. Par contre, l’emploi de bois mouillé, le recours à une installation temporaire de fortune faisant appel à un poêle à bois et le fonctionnement continu d’un foyer décoratif augmentent les risques d’incendie. Avant toute chose, il faut idéalement obtenir l’aide d’un installateur ou d’un ramoneur qualifié ou demander conseil auprès du Service d’incendie, afin de s’assurer que les installations sont conformes et adéquates.

Tirer le maximum d’une situation d’urgence
En situation d’urgence, il se peut que l’on doive se résigner à brûler du bois vert. La forte teneur en eau du bois mouillé le rend difficile à s’enflammer et lent à brûler. Il procurera à coup sûr beaucoup moins de chaleur que le bois sec.

Se tirer d’affaire
• Fendre le bois en petits morceaux d’environ 75 mm (3 po) de diamètre, car les petits morceaux s’enflamment plus rapidement.
• Enlever la neige et la glace avant de rentrer le bois dans la maison et éviter de l’entreposer trop près du poêle ou du foyer.
• Faire des petits feux vifs, en n’utilisant que cinq morceaux à la fois.
• Si l’on dispose d’une certaine quantité de bois sec, le mêler au bois mouillé.
Ne jamais surcharger le poêle ou le foyer pour ensuite laisser le feu couver.

Trucs pour un fonctionnement sûr
• S’assurer du bon fonctionnement des détecteurs de fumée et de l’avertisseur de monoxyde de carbone à piles ou en installer au besoin.
• Vérifier les matériaux autour du poêle ou du foyer, les parties exposées de la cheminée, y compris sous les combles, de même que la présence de toute trace de surchauffe (le bois qui surchauffe se met à noircir).
• S’assurer que les sections du conduit de raccordement sont fixées par trois vis à métal.
• Faire de petits feux vifs, en évitant toute surchauffe pouvant se produire à la suite de gros feux intenses.
• Ne pas tenter de chauffer toute la maison Concentrer toutes les activités dans la pièce où se trouve l’appareil. Laisser les autres pièces se refroidir; vider les conduites d’eau et toutes les pompes.
• Jeter les cendres dans un récipient de métal et transporter celui-ci aussitôt à l’extérieur. Vider le récipient dans la cour après 72 heures, loin des arbres et arbrisseaux.
• Ne jamais déposer un seau rempli de cendres dans le sous-sol ou sur le plancher en bois du porche. Ne jamais jeter les cendres dans une boîte de carton ou de bois.
• Si le poêle ou le foyer dégage de la fumée, ouvrir une fenêtre à proximité.
• S’il est impossible d’empêcher le poêle ou le foyer de dégager de la fumée, il faut cesser de s’en servir pour éviter les risques d’empoisonnement par le monoxyde de carbone.

Le danger des installations temporaires
Les installations de fortune réalisées par des personnes qui ne sont pas spécialisées augmentent les risques d’incendie. Un poêle à bois peut sembler facile à installer mais ne l’est pas. Pour procéder de façon sécuritaire, il est essentiel de posséder des connaissances spécialisées.

Il est important de savoir qu’un poêle à bois doit être raccordé à une cheminée en brique ou en métal appropriée – ne jamais utiliser un conduit à simple paroi pour évacuer les que l’intérieur du conduit de fumée est lisse et dégagé. Le conduit de raccordement entre le poêle et la cheminée constitue souvent le point faible. Tous les joints du conduit de raccordement doivent être fixés par trois vis à métal pour l’empêcher de tomber pendant le chauffage.

Le dégagement entre le tuyau de raccordement et tout matériau combustible (comme les meubles en bois et les plaques de plâtre) doit correspondre à au moins 450 mm (18 po). Le poêle doit se trouver à au moins 125 cm (48 po) des matériaux combustibles.

Obtenir l’aide de spécialistes
On peut recourir à un installateur, un ramoneur ou un détaillant de poêles à bois agréé par l’Association des professionnels du chauffage (APC). Il est également possible de faire vérifier l’installation par le Service d’incendie.

À défaut d’avoir obtenu l’aide de spécialistes, il ne faut courir aucun risque. Il vaut mieux quitter sa demeure, plutôt que de compromettre la sécurité de sa famille.

Attention à l’utilisation excessive des foyers décoratifs
La plupart des foyers décoratifs sont conçus pour permettre aux gens de regarder le feu dans l’âtre plutôt que servir d’appareil de chauffage. L’utilisation continue de ce genre d’appareil pourrait être dangereuse.

Penser à son bien-être

Il faut utiliser le foyer ou poêle à bois en toute sécurité. Ne pas mettre en péril la vie des occupants de la maison en tentant de sauver les conduites d’eau. Il est préférable de rechercher un refuge chaud jusqu’à ce qu’il soit possible d’utiliser ses appareils à nouveau.

Chauffage électrique

  1. Les plinthes électriques doivent être dégagées d’au moins deux pouces devant et de quatre pouces au-dessus de l’appareil.
  2. Les appareils de chauffage à convection doivent être dégagés en tout temps.

Feux et foyers extérieurs

Les feux extérieurs sont permis sur le territoire de Chambly, s’ils  respectent la réglementation. Un foyer extérieur doit être muni d’une  cheminée n’excédant pas 2 m; d’un pare-étincelles et installé à au moins  2 m de toute matière combustible. Il est recommandé de placer le foyer  extérieur sur des pierres ou dalles de béton, afin de réduire les  risques de propagation d’incendie au sol. Les foyers en maçonnerie ou  autres installations ne respectant pas les règlements municipaux sont  prohibés.

Il est à noter que le fait de brûler des broussailles, des feuilles  ou tout autre matériau, sans avoir obtenu une autorisation du Service d’incendie, constitue une nuisance. Rappelons que les feux à  ciel ouvert sont défendus sur tout le territoire de la municipalité.

Monoxyde de carbone

Qu’est-ce que le monoxyde de carbone ?
Le monoxyde de carbone est un gaz toxique pouvant être mortel. Contrairement à de nombreux gaz, il ne se voit pas et ne se sent pas. Il n’a pas de goût et n’est pas irritant, ce qui le rend non détectable. Seul un avertisseur de monoxyde de carbone peut le détecter et signaler la présence de concentrations dangereuses de ce gaz toxique.

Pourquoi est-il aussi dangereux ?
Parce qu’il s’accumule rapidement dans le sang, réduisant la capacité de ce dernier de transporter l’oxygène dans l’organisme.

D’où provient-il ?
De différentes sources, telles que :

  • d’un véhicule à moteur à combustion (essence, diesel, propane, gaz naturel) : automobile, camion, motocyclette, motoneige, véhicule tout-terrain, etc.;
  • d’un appareil de chauffage à combustible (mazout, gaz naturel, propane, pétrole, kérosène, bois) : fournaise, chaufferette, poêle, foyer;
  • d’un appareil électroménager fonctionnant au gaz ou au propane : cuisinière, barbecue, réfrigérateur, sécheuse, chauffe-eau;
  • d’un appareil utilitaire à moteur à combustion : tondeuse, souffleuse, scie, polisseuse, génératrice, lampe, pompe, etc.

Le monoxyde de carbone peut être présent dans un domicile, garage (attenant, souterrain ou temporaire), cabanon, chalet, camp de chasse ou de pêche et roulotte. Il peut même être présent dans une tente.

Comment peut-on éliminer les sources de CO dans une habitation ?

  • Faire vérifier et nettoyer les appareils à combustion par un technicien qualifié.
  • Ne jamais démarrer un véhicule dans un garage fermé.
  • Ne jamais faire fonctionner un barbecue au propane, au gaz naturel ou au charbon de bois à l’intérieur ou dans un garage attenant.
  • Nettoyer régulièrement le conduit d’évacuation d’air chaud de la sécheuse.

AVERTISSEUR DE CO
Caractéristiques à considérer à l’achat :
S’assurer que l’un des trois logos de certification figure sur l’avertisseur ou sur son emballage :

  • Le logo de l’Association canadienne de normalisation (CSA) avec la mention « CSA 6.19-01 »
  • Le logo de la CSA montrant que l’avertisseur répond aux exigences de sécurité électrique (choc et incendie).
  • Le logo des Laboratoires des assureurs du Canada (ULC). Vous pouvez également trouver ce logo avec la mention « UL2034 » sur certains avertisseurs de marques américaines.

L’entretien de votre avertisseur :
Il est important de toujours lire les instructions du fabricant pour être informé de l’utilisation, de l’installation et de l’entretien de l’avertisseur. Afin d’assurer le fonctionnement efficace de l’appareil, les fabricants conseillent dans le manuel de l’utilisateur de :

  • Nettoyer les avertisseurs de monoxyde de carbone tous les six mois, en passant doucement l’aspirateur muni d’une brosse souple dans les orifices du détecteur. Il ne faut pas toucher les capteurs avec l’embout en plastique de l’aspirateur.
  • Vérifier régulièrement l’alimentation électrique ou la pile en mettant l’appareil à l’essai une fois par mois.
  • Remplacer la pile de l’avertisseur de monoxyde de carbone lors du changement d’heure, au printemps et à l’automne. Les avertisseurs ne remplacent pas l’entretien soigneux et régulier des appareils utilisant des combustibles. L’entretien annuel des appareils à combustible, incluant la mesure du monoxyde de carbone, est fortement recommandé.

Quand le remplacer ?
Ces appareils ont une durée de vie limitée et peuvent, quand celle-ci est dépassée, ne plus fonctionner convenablement en présence du gaz. Certains avertisseurs de monoxyde disponibles sur le marché québécois possèdent une garantie de 5 ans et une date de remplacement suggérée par le fabricant de 84 mois (7 ans).

Où l’installer ?

  • La plupart des fabricants indiquent à quel endroit on doit le placer.
  • Placer celui-ci afin de pouvoir l’entendre durant votre sommeil.
  • Le monoxyde de carbone, avec un poids similaire à l’air, se diffuse de façon uniforme dans une pièce. Il est donc recommandé d’installer votre détecteur à la hauteur d’une prise de courant.

Pour prévenir tout dommage à l’avertisseur et pour réduire les fausses alarmes, N’INSTALLEZ PAS d’avertisseur de CO :

  • dans un sous-sol, un vide sous toit ou un garage non chauffé;
  • dans un endroit très humide;
  • à proximité d’un conduit d’aération, d’évacuation, ou encore d’une cheminée;
  • à proximité d’une bouche de ventilation à air;
  • dans un endroit où l’avertisseur peut être exposé aux intempéries.

Que doit-on faire si l’alarme de l’avertisseur de monoxyde de carbone sonne ?

  • Quitter immédiatement les lieux.
  • Appeler le 9-1-1.
  • Ne pas retourner à l’intérieur sans l’autorisation des pompiers, même pour quelques minutes.

Dépliant – Le monoxyde de carbone tue. Protégéz-vous (PDF, 5,34 Mo)

Ramonage de la cheminée

Les statistiques démontrent que 37 % des incendies résidentiels débutent dans la cheminée. Voilà pourquoi il est important de procéder au ramonage à chaque année. Pour ce faire, l’utilisation des services d’entreprises spécialisées dans le domaine est recommandée. Celles-ci sont équipées de diverses brosses et outils convenant aux différents types d’installations, permettant d’éliminer efficacement la créosote pouvant s’y trouver.

Les ramoneurs doivent être munis d’une carte de certification émise par l’Association des professionnels du chauffage (APC), de même qu’une preuve d’assurance responsabilité, pour votre protection et la leur. Par ailleurs, il est fortement recommandé d’exiger un reçu prouvant les travaux effectués.

Les personnes intéressées peuvent consulter une liste de ramoneurs certifiés, accessible par le site de l’Association des Professionnels du Chauffage .