Prévention des incendies

La Ville de Chambly propose différents trucs et conseils contribuant à prévenir les incendies.

PROGRAMME DE VISITES RÉSIDENTIELLES DE PRÉVENTION INCENDIE ***TERMINÉ***
Le Service d’incendie entreprendra, du 30 avril au 13 octobre 2018 inclusivement, son programme de visites résidentielles de prévention incendie, afin de contribuer à la sécurité des citoyens et leurs biens.Les pompiers procéderont à la vérification des avertisseurs de fumée, des extincteurs portatifs, des systèmes de chauffage, des installations électriques et des plans d’évacuation, en plus de donner des conseils sur la prévention des incendies.

Les visites seront effectuées du lundi au samedi, de 9 h à 21 h. Les pompiers seront vêtus de leur uniforme et seront munis d’une carte d’identité avec photo à l’effigie du Service.

Accès aux entrées de gaz

Par mesure de prévention, il est important de bien dégager les entrées de gaz naturel ou de propane, ainsi que l’accès à la bouteille de propane, afin de permettre aux pompiers d’accéder rapidement aux installations.

Articles pour fumeur

Les articles pour fumeurs (cigarettes, cigares, pipes, allumettes et briquets) causent près de 400 incendies annuellement au Québec et sont responsables d’un décès sur sept.  La négligence associée aux allumettes, briquets et bougies, par des non-fumeurs, est associée à 1 000 incendies par année.

Conseils aux parents :

  • Mettre briquets et allumettes hors de la vue et de la portée des enfants.
  • Leur apprendre à ne pas jouer avec de tels articles et aviser un adulte s’ils en trouvent.
  • Surveiller les activités des enfants.
  • Leur indiquer quoi faire en cas d’incendie (plan d’évacuation, lieu de rassemblement, éviter de se cacher, composer le 9-1-1, etc.)
  • Dessiner un plan d’évacuation et s’exercer avec eux.

Conseils généraux :

  • Ne jamais laisser une cigarette brûler sans surveillance.
  • Utiliser des cendriers sécuritaires.
  • Ne jamais déposer un cendrier sur une surface instable.
  • Placer les articles pour fumeurs en lieu sûr avant de sortir ou dormir.
  • Ne jamais fumer au lit.
  • Être vigilant si une personne malade ou handicapée fume au lit.
  • Ne jamais vider le contenu d’un cendrier dans une poubelle sans avoir bien mouillé les mégots au préalable.

Avertisseur de fumée

Depuis sa commercialisation en 1980, l’avertisseur de fumée a réduit plus de 60 % le nombre de décès au Québec, baissant la moyenne annuelle de 179 à 70 depuis 2000. Il diminue de moitié les risques de mourir dans un incendie et contribue à limiter les pertes matérielles puisque les pompiers sont appelés plus rapidement.

Ce qu’il faut savoir

  • La réglementation de Chambly veut que les résidences soient munies d’un avertisseur de fumée homologué fonctionnel à chaque étage (incluant le sous-sol).
  • Les propriétaires doivent installer des avertisseurs conformes alors que les locataires doivent les entretenir adéquatement.
  • Un avertisseur, à pile ou électrique, dure entre huit et dix ans. La date d’expiration est indiquée sur le boîtier.
  • Remplacer les avertisseurs endommagés, peinturés ou n’émettant pas de signal au remplacement de la pile.
  • Effectuer une vérification mensuelle, ainsi qu’au retour de vacances, en appuyant quelques secondes sur le bouton d’essai, afin d’entendre le signal.
  • Remplacer les piles : deux fois par année (ex. : aux changements d’heure); lorsqu’on emménage dans une nouvelle maison ou lorsque l’avertisseur émet un signal intermittent.
  • Ne jamais utiliser de pile rechargeable.
  • Ne jamais retirer la pile d’un avertisseur qui se déclenche trop souvent. On doit plutôt l’éloigner de la cuisine ou de la salle de bain, selon le cas, ou le remplacer par un de type photoélectrique.
  • Un avertisseur relié à une centrale d’alarme permet une intervention plus rapide des pompiers. On doit s’assurer qu’il est bien relié, surtout si des modifications au réseau téléphonique ont été apportées (ex. : Internet haute vitesse, téléphonie IP).

Dépliant – Un gardien rassurant ! L’avertisseur de fumée… (PDF, 1,56 Mo)

Bornes d’incendie

Bien que ce soit le devoir de la Ville, les citoyens sont invités à déneiger la borne d’incendie située sur leur terrain, et ce, afin d’accélérer le travail des pompiers, en cas de besoin. Il est à noter qu’il doit y avoir un dégagement d’au moins un mètre autour des bornes d’incendie, en tout temps.

Chandelles

Les personnes qui apprécient l’ambiance créée par les chandelles doivent s’assurer de suivre certaines règles de sécurité.

Choisir le bon matériel

  • Privilégier les chandelles à mèche simple plutôt que multiples, pour éviter de produire une seule flamme très longue et de chaleur intense.
  • Choisir un chandelier qui ne risque pas de se renverser, fabriqué avec un produit incombustible, assez grand pour recueillir la cire fondue de la chandelle. Le bois et le plastique sont déconseillés.
  • Les chandeliers en verre sont à utiliser avec précaution puisque la chaleur risque de les faire éclater.

Comment les conserver
Chandelles, allumettes et briquets doivent être entreposés dans un endroit frais, hors de portée des enfants.

En cas de panne d’électricité

  • S’abstenir d’utiliser des chandelles pendant qu’on ajoute du carburant dans des équipements tels que les lanternes ou chaufferettes de camping. Pour ce faire, il est préférable d’utiliser une lampe de poche.
  • Éviter de se déplacer avec une chandelle allumée.

Où les placer

  • S’assurer de les placer sur une surface dégagée, stable, qui ne glisse pas.
  • Mettre les chandelles allumées dans un endroit où elles ne risquent pas d’être accrochées par quelqu’un ou renversées par un courant d’air.
  • Les chandelles doivent être situées à plus de 30 cm des rideaux, décorations ou autres matières combustibles.
  • En tout temps, les chandelles doivent être hors de la portée des enfants et animaux domestiques.
  • Ne jamais utiliser de chandelles dans la chambre d’un enfant.

Changement d’heure et changement de piles

Lors des changements d’heure, les citoyens sont invités à vérifier le bon fonctionnement de leurs avertisseurs de fumée et détecteurs de monoxyde de carbone mais surtout, procéder au remplacement des piles qui se trouvent dans ces appareils.

Les avertisseurs de fumée
Un avertisseur de fumée, à pile ou électrique, a une durée de vie variant entre huit à dix ans, selon les modèles. Leur date d’expiration est, dans bien des cas, indiquée à l’intérieur du boîtier.

Il est recommandé d’effectuer une vérification mensuelle du fonctionnement des avertisseurs, et ce, en appuyant pendant quelques secondes sur le bouton d’essai, afin d’entendre le signal. Il est également possible de vérifier la capacité d’un avertisseur à détecter la fumée, en éteignant une chandelle près de celui-ci. Si celui-ci est relié à une centrale, il est essentiel de communiquer avec la compagnie avant d’effectuer une telle vérification.

Peu importe le moment de l’année, si un avertisseur de fumée émet des signaux sonores intermittents, il est nécessaire de le nettoyer et de remplacer sa pile immédiatement. Ces signaux indiquent que la pile est trop faible et doit être changée. Si le signal persiste à la suite du changement de pile, il est préférable de se prémunir d’un nouvel avertisseur, car celui-ci pourrait être défectueux. S’il est endommagé, peint ou qu’il n’émet pas de signal lors du changement de pile, il faut le remplacer. Il est à noter que les avertisseurs électriques doivent également contenir une pile d’appoint, en cas de panne électrique.

Un avertisseur de fumée défectueux relié à une centrale affichera un trouble sur le panneau de la résidence. Dans ce cas, il faut communiquer avec sa compagnie d’alarme. Seul un technicien certifié peut faire la vérification d’un avertisseur relié à une centrale d’alarme.

Il est impératif de toujours utiliser une pile jetable et non une pile rechargeable.

Rappelons qu’une résidence doit compter au moins un avertisseur de fumée par étage, ainsi qu’au sous-sol et dans les chambres à coucher où l’on dort la porte fermée.

Un avertisseur de fumée qui fonctionne bien contribue à sauver des vies.

Composantes du feu

Pour qu’un incendie se déclare, il faut réunir trois éléments :

  • un combustible solide, liquide ou gazeux
  • un comburant (oxygène)
  • une source de chaleur (flamme, étincelle)

Ces trois facteurs sont représentés sous forme de triangle, que l’on nomme le TRIANGLE DE FEU.


Les matières combustibles
De nombreux matériaux combustibles sont présents dans une maison, notamment le papier, le bois, le plastique, le tissu et le carton. On trouve également souvent des hydrocarbures, du gaz, etc.

Il existe cinq classes de feu découlant de la nature du combustible, pour lesquelles on trouve différents moyens d’extinction.

Les CINQ classes de feu sont :

A – Combustibles (papier, carton, bois, tissu)
B – Liquides inflammables
C – Électrique sous tension
D – Métaux combustibles
K – Cuisine

À chaque type de feu correspond un extincteur qui propulse de l’eau, de la mousse, de la poudre ou du dioxyde de carbone. Aussi, il existe des extincteurs polyvalents de type A-B-C pour la maison.

Il est fortement recommandé de se prémunir d’un extincteur qui soit adapté aux différents types de feu pouvant survenir.

Un incendie d’habitation est rapide et le feu se propage très vite. Les victimes ont très peu de temps pour réagir.

À titre d’exemple, pour démontrer la rapidité de propagation du feu, il faut l’équivalent d’un verre d’eau dès la première minute, pour éteindre le feu; un seau d’eau dès la deuxième minute et; une citerne d’eau dès la troisième minute.

Au Québec, plus de 80 %* des incendies concernent des bâtiments de type résidentiel, que ce soit une maison unifamiliale, un jumelé ou un immeuble à appartements. Ces incendies sont fréquents et trop souvent mortels.

Pourquoi la prudence ? Parce que 37 %* des incendies sont causés par de la négligence ou sont dus à une imprudence.

La majorité des drames peuvent être évités si l’on possède l’équipement nécessaire (extincteurs, avertisseurs de fumée) et que les personnes savent réagir face au feu (plan d’évacuation, point de rassemblement, etc.).

Réagir et se protéger sont les deux mots-clés !

*Source : Direction du développement, ministère de la Sécurité publique

Déménagement prudent

Voici quelques éléments auxquels on doit porter une attention particulière.

Appareils de chauffage et électricité

  • Faire inspecter la cheminée et appareils de chauffage dès qu’on emménage.
  • Faire ramoner la cheminée, idéalement avant l’automne (l’air humide de l’été combiné aux dépôts de créosote peut causer la corrosion des pièces d’acier de la cheminée).
  • Entreposer le bois loin de la maison, selon la réglementation municipale, et mettre seulement de petites quantités à l’intérieur.
  • Faire inspecter le panneau électrique par un maître électricien.

Avertisseur de fumée

  • Vérifier la date de fabrication sur le boîtier. Le remplacer ou le faire remplacer par le propriétaire s’il a plus de dix ans.
  • Mettre une pile neuve dans chaque avertisseur, dès qu’on emménage.
  • S’assurer qu’il y ait un avertisseur sur chaque étage et dans le corridor près des chambres.

Avertisseur de monoxyde de carbone (CO)

  • À installer à chaque étage si l’on possède un appareil de chauffage au mazout, poêle à bois, foyer, appareil fonctionnant au kérosène, pétrole, gaz ou propane, ou si l’on entrepose des outils munis d’un moteur à combustion.
  • Suivre les instructions du fabriquant pour l’installation (la hauteur sur le mur importe peu puisque le CO se répand uniformément dans l’air).

Entreposage

  • Ne pas installer ou utiliser le barbecue sur le balcon ou sous une fenêtre.
  • Éviter d’empiler des boîtes et autres objets dans les corridors, sur les balcons, la terrasse, sous les fenêtres, le long de la maison ou sous l’abri d’auto. Ils pourraient compliquer ou même empêcher l’évacuation. Il est préférable de louer un espace d’entreposage.
  • Entreposer les produits dangereux, tels que : propane, essence, diluant à peinture et produits pour la piscine dans leur contenant d’origine, dans un endroit sec, aéré, hors de la portée des enfants.
  • Ne pas entreposer plus de 5 litres de produits inflammables dans la maison et pas plus de 30 litres dans un garage ou cabanon. Lire attentivement les étiquettes.

Extincteur portatif

  • Se prémunir d’un extincteur portatif à poudre polyvalente de type A, B et C, d’au moins 2 kg (5 lb) et l’installer bien en vue, près d’une sortie.
  • Le faire vérifier par une entreprise reconnue et spécialisée.
  • Apprendre à l’utiliser.

Plan d’évacuation

  • Préparer le plan et le faire pratiquer par les occupants.
  • Déterminer un point de rassemblement.
  • Prévoir l’évacuation des enfants, des personnes âgées et handicapées.
  • Prendre connaissance du plan d’évacuation du bâtiment qu’on habite et repérer les sorties d’urgence.

En cas d’incendie

APPELER LE 9-1-1

  • Utiliser un extincteur seulement s’il s’agit d’un début d’incendie. Se placer dos à une sortie et viser la base des flammes.
  • Fermer les portes et les fenêtres de la pièce où le feu s’est déclaré, afin d’éviter sa propagation.
  • Ne pas entrer dans une pièce si la porte est chaude au toucher.
  • Évacuer calmement et rapidement tous les occupants du domicile. Marcher à quatre pattes sous la fumée pour éviter d’inhaler des gaz nocifs.
  • Si le feu se déclare la nuit, s’envelopper de couvertures plutôt que de chercher des vêtements.
  • Se rendre au lieu de rassemblement extérieur préétabli ou chez un voisin. Ne jamais retourner à l’intérieur.
  • Advenant le cas où l’on ne peut sortir, fermer la porte de la pièce où l’on se trouve. Colmater la porte avec des linges humides et l’arroser, si possible. S’allonger sur le sol en plaçant un linge humide sur sa bouche. Se réfugier près des fenêtres et signaler sa présence à l’arrivée des secours.

Après l’incendie

  • Ne jamais entrer dans son domicile sans avoir obtenu l’autorisation de personnes compétentes. La structure pourrait s’écrouler.
  • Informer la compagnie d’assurance et conserver tous les reçus de dépenses occasionnées par l’incendie.
  • Parmi ces dépenses, les frais additionnels engagés pour la nourriture et l’hébergement seront probablement remboursés par l’assurance habitation.
  • À la suite d’un incendie, des organismes peuvent vous offrir les services de première nécessité comme la nourriture, les vêtements, etc.

Entreposage des liquides inflammables et combustibles

Les liquides inflammables (essence, liquide à fondue, etc.) et combustibles (huile à chauffage, diluants, peintures à l’huile, etc.) doivent être manipulés et entreposés avec prudence. Les vapeurs s’enflamment facilement, brûlent intensément et peuvent exploser. Lors de leur combustion, ils peuvent dégager du monoxyde de carbone, un gaz toxique et dangereux pour la santé. Ils doivent être entreposés loin des sources de chaleur, dans des endroits propres et secs (garage, cabanon). Ils ne doivent pas être situés dans les issues, près des fenêtres ou sur les balcons. L’essence doit être conservée dans un bidon conçu à cet effet.

Logement : il est interdit de stocker plus de 15 litres de liquides combustibles et inflammables, dont un maximum de 5 litres de liquides inflammables.

Garages et cabanons :
on peut y entreposer 50 litres de liquides, dont un maximum de 30 litres de liquides inflammables.

Règles à respecter lors de la manipulation :

  • Éviter de fumer lorsqu’on les manipule.
  • Avoir un extincteur de type ABC à proximité, pour éteindre un début d’incendie (jamais avec de l’eau).
  • Ne jamais approcher une flamme nue près d’un liquide inflammable ou combustible.
  • Ne pas jeter leurs contenants vides dans le feu. Mieux vaut les recycler ou les jeter dans les endroits prévus à cet effet.
  • Ne jamais les utiliser pour allumer un feu de camp.
  • Ne jamais laver de vêtements imbibés d’essence dans la laveuse. Il faut d’abord les suspendre à l’air libre afin d’éliminer les vapeurs. Ne jamais les faire sécher dans la sécheuse.
  • Arrêter tous les moteurs à essence avant de remplir un réservoir. Effectuer cette opération à l’extérieur.

Feu d’artifice

Peu importe l’événement, les résidants doivent obligatoirement obtenir l’autorisation du Service d’incendie, qui effectuera une vérification du site et s’assurera de la sécurité des gens et des lieux. L’usage de pétards, torpilles, chandelles romaines ou autres pièces pyrotechniques, sans l’autorisation de ce service, constitue une nuisance.

Feux de cuisson

  • S’abstenir de frire des aliments dans un chaudron. Privilégier la friteuse thermostatique.
  • Utiliser une casserole dont le diamètre est égal ou supérieur à l’élément de la cuisinière.
  • Avoir un couvercle à portée de main, pouvant couvrir complètement la casserole.
  • Conserver les articles en papier, plastique et tissus loin des éléments chauffants.
  • Garder les mitaines de four à portée de main, loin des éléments chauffants.
  • Nettoyer régulièrement les appareils de cuisson et la hotte pour éviter l’accumulation de graisse.

En cas de feu de cuisson :

  • Ne jamais déplacer un récipient dont le contenu est en flammes.
  • Placer un couvercle sur la casserole, pour éteindre le feu, en utilisant une mitaine de four pour éviter les brûlures.
  • Ne jamais éteindre un feu de cuisson avec de l’eau.
  • Si possible, fermer les éléments chauffants, même ceux du four.
  • Éteindre la hotte.
  • Appeler les pompiers, même si le feu semble éteint.
  • Faire inspecter l’appareil avant de le réutiliser.

Feux de paillis et de terre noire

Le paillis et la terre noire peuvent s’enflammer et causer des incendies majeurs s’ils ne sont pas utilisés adéquatement. À titre préventif, il est préférable de les arroser régulièrement et s’assurer qu’ils soient humides en permanence, surtout en période de sécheresse. Autrement, ces matières peuvent s’enflammer facilement à l’approche d’une source de chaleur. Il faut absolument éviter d’y déposer ou mettre à proximité des articles de fumeur (cigarettes, cigares, allumettes, etc.) et autres objets produisant des étincelles ou une flamme. Il est donc souhaitable de mettre des cendriers à la disposition des invités et de les enjoindre à ne pas éteindre dans les plates-bandes.

Rappelons que dans de rares cas, la nature peut déclencher un début d’incendie. Les feux extérieurs sont majoritairement dus à des erreurs humaines. Au Québec, on rapporte de nombreux incendies causés dans des bacs à fleurs ayant pris feu.

Génératrices

Les génératrices doivent toujours être utilisées à l’extérieur de la résidence ou du garage, en plus d’être éloignées des ouvertures telles que portes, fenêtres et prises d’air. L’utilisation d’un détecteur de monoxyde de carbone (CO) est fortement recommandée.

HIVER – Sorties d’urgence et évacuation

Sorties d’urgence

  • Après chaque chute de neige, il est essentiel de déneiger les sorties, balcons et terrasse.
  • Prévoir une sortie de secours autre que les portes, comme un balcon ou une fenêtre, et s’assurer qu’elle soit déneigée et déglacée en tout temps.
  • Dégager les sorties extérieures des objets encombrants, tels que : vélos, barbecue et meubles de patio.
  • Prévoir un point de rassemblement accessible en hiver.

Autres conseils pour faciliter l’évacuation

  • À l’intérieur du domicile, s’assurer que les corridors et les escaliers menant aux sorties sont dégagés en tout temps d’objets encombrants, tels que : jouets, chaussures, sacs d’école ou de sport.
  • Vérifier que les fenêtres pouvant servir de sorties de secours sont accessibles de l’intérieur pour un jeune enfant, et qu’il connaît la façon de les ouvrir et d’y accéder en utilisant un banc, une chaise ou tout autre meuble.
  • Préparer un plan d’évacuation de son domicile et faire un exercice d’évacuation avec les membres de sa famille, pour augmenter les chances de sortir sains et saufs lors d’un incendie.
  • Vérifier régulièrement le bon fonctionnement des avertisseurs de fumée. S’ils sont défectueux ou ont été installés il y a plus de 10 ans, il est primordial de les remplacer.

Lumières et décorations de Noël

Il faut éviter de laisser les lumières et décorations extérieures installées en permanence (pendant toute l’année), puisque les intempéries et le soleil peuvent abîmer et dessécher les fils électriques, augmentant ainsi les risques d’incendie.

Monoxyde de carbone

Qu’est-ce que le monoxyde de carbone ?
Le monoxyde de carbone est un gaz toxique pouvant être mortel. Contrairement à de nombreux gaz, il ne se voit pas et ne se sent pas. Il n’a pas de goût et n’est pas irritant, ce qui le rend non détectable. Seul un avertisseur de monoxyde de carbone peut le détecter et signaler la présence de concentrations dangereuses de ce gaz toxique.

Pourquoi est-il aussi dangereux ?
Parce qu’il s’accumule rapidement dans le sang, réduisant la capacité de ce dernier de transporter l’oxygène dans l’organisme.

D’où provient-il ?
De différentes sources, telles que :

  • d’un véhicule à moteur à combustion (essence, diesel, propane, gaz naturel) : automobile, camion, motocyclette, motoneige, véhicule tout-terrain, etc.;
  • d’un appareil de chauffage à combustible (mazout, gaz naturel, propane, pétrole, kérosène, bois) : fournaise, chaufferette, poêle, foyer;
  • d’un appareil électroménager fonctionnant au gaz ou au propane : cuisinière, barbecue, réfrigérateur, sécheuse, chauffe-eau;
  • d’un appareil utilitaire à moteur à combustion : tondeuse, souffleuse, scie, polisseuse, génératrice, lampe, pompe, etc.

Le monoxyde de carbone peut être présent dans un domicile, garage (attenant, souterrain ou temporaire), cabanon, chalet, camp de chasse ou de pêche et roulotte. Il peut même être présent dans une tente.

Comment peut-on éliminer les sources de CO dans une habitation ?

  • Faire vérifier et nettoyer les appareils à combustion par un technicien qualifié.
  • Ne jamais démarrer un véhicule dans un garage fermé.
  • Ne jamais faire fonctionner un barbecue au propane, au gaz naturel ou au charbon de bois à l’intérieur ou dans un garage attenant.
  • Nettoyer régulièrement le conduit d’évacuation d’air chaud de la sécheuse.

AVERTISSEUR DE CO
Caractéristiques à considérer à l’achat :
S’assurer que l’un des trois logos de certification figure sur l’avertisseur ou sur son emballage :

  • Le logo de l’Association canadienne de normalisation (CSA) avec la mention « CSA 6.19-01 »
  • Le logo de la CSA montrant que l’avertisseur répond aux exigences de sécurité électrique (choc et incendie).
  • Le logo des Laboratoires des assureurs du Canada (ULC). Vous pouvez également trouver ce logo avec la mention « UL2034 » sur certains avertisseurs de marques américaines.

L’entretien de votre avertisseur :
Il est important de toujours lire les instructions du fabricant pour être informé de l’utilisation, de l’installation et de l’entretien de l’avertisseur. Afin d’assurer le fonctionnement efficace de l’appareil, les fabricants conseillent dans le manuel de l’utilisateur de :

  • Nettoyer les avertisseurs de monoxyde de carbone tous les six mois, en passant doucement l’aspirateur muni d’une brosse souple dans les orifices du détecteur. Il ne faut pas toucher les capteurs avec l’embout en plastique de l’aspirateur.
  • Vérifier régulièrement l’alimentation électrique ou la pile en mettant l’appareil à l’essai une fois par mois.
  • Remplacer la pile de l’avertisseur de monoxyde de carbone lors du changement d’heure, au printemps et à l’automne. Les avertisseurs ne remplacent pas l’entretien soigneux et régulier des appareils utilisant des combustibles. L’entretien annuel des appareils à combustible, incluant la mesure du monoxyde de carbone, est fortement recommandé.

Quand le remplacer ?
Ces appareils ont une durée de vie limitée et peuvent, quand celle-ci est dépassée, ne plus fonctionner convenablement en présence du gaz. Certains avertisseurs de monoxyde disponibles sur le marché québécois possèdent une garantie de 5 ans et une date de remplacement suggérée par le fabricant de 84 mois (7 ans).

Où l’installer ?

  • La plupart des fabricants indiquent à quel endroit on doit le placer.
  • Placer celui-ci afin de pouvoir l’entendre durant votre sommeil.
  • Le monoxyde de carbone, avec un poids similaire à l’air, se diffuse de façon uniforme dans une pièce. Il est donc recommandé d’installer votre détecteur à la hauteur d’une prise de courant.

Pour prévenir tout dommage à l’avertisseur et pour réduire les fausses alarmes, N’INSTALLEZ PAS d’avertisseur de CO :

  • dans un sous-sol, un vide sous toit ou un garage non chauffé;
  • dans un endroit très humide;
  • à proximité d’un conduit d’aération, d’évacuation, ou encore d’une cheminée;
  • à proximité d’une bouche de ventilation à air;
  • dans un endroit où l’avertisseur peut être exposé aux intempéries.

Que doit-on faire si l’alarme de l’avertisseur de monoxyde de carbone sonne ?

  • Quitter immédiatement les lieux.
  • Appeler le 9-1-1.
  • Ne pas retourner à l’intérieur sans l’autorisation des pompiers, même pour quelques minutes.

Dépliant – Le monoxyde de carbone tue. Protégéz-vous (PDF, 5,34 Mo)

Négligence : source importante d’incendie

Chaque année, les petites négligences quotidiennes sont la source de milliers d’incendies et bouleversent la vie de nombreuses familles. Il est ensuite douloureux de constater qu’un peu plus de prudence aurait pu empêcher la catastrophe.

Une résidence dépend toujours de la vigilance des gens qui l’habitent. Évitez de jouer avec le feu et appliquez-vous à réduire les risques dès maintenant !

Liste suggérée d’achats ANTIFEU :

  • Friteuse à thermostat
  • Avertisseur de fumée, minimum un par étage (approuvé ULC)
  • Piles 9 volts pour avertisseurs de fumée
  • Minuterie de cuisine
  • Extincteur de classe ABC (de préférence 2-A, 10-BC)
  • Barre multiprise avec disjoncteur (approuvé CSA, ULC ou UL)
  • Chandeliers stables et sécuritaires
  • Contenant métallique pour entreposer les cendres du foyer
  • Avertisseur de monoxyde de carbone (si vous avez un garage adjacent, un appareil à combustion, foyer au bois, fournaise à l’huile ou tout appareil fonctionnant au gaz)
  • Cendrier solide (pas artisanal) à la disposition des fumeurs, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la maison

POUR VOUS SENTIR ENCORE PLUS EN SÉCURITÉ
Fumeur ou non-fumeur : ATTENTION !
• On fume sous votre toit ?

Voici les faits
Au Québec, en 2002, les articles pour fumeurs (incluant allumettes et briquets) ont causé 1197 incendies. La négligence des fumeurs était à l’origine de trois décès sur dix.

Vous n’êtes jamais trop prudent…
Ne jetez jamais les mégots de cigarettes à la poubelle ou des cendres sans d’abord les avoir mouillés, même s’ils semblent bien éteints. Le feu peut couver sous la cendre pendant 72 heures et déclencher un incendie plusieurs heures plus tard. Avant d’aller au lit, prenez soin d’inspecter le dessous et les contours de vos coussins et sofas, au cas où une cigarette y serait tombée. Rappelons que personne ne devrait fumer en position allongée.

• Ce qu’il faut faire si le feu prend dans une casserole

Voici les faits
Au Québec, les cuisinières (éléments et four) sont en cause dans plus d’un incendie sur dix, représentant près de 1350 incendies chaque année. Dans 40 % des cas, l’huile végétale, la graisse ou autres gras, tels que le beurre et la margarine, ont alimenté l’incendie.

Vous n’êtes jamais trop prudent…
Le meilleur appareil pour frire des aliments demeure la friteuse à thermostat. Si vous utilisez une casserole, rappelez-vous de toujours remonter vos manches*. Faites chauffer l’huile LENTEMENT (l’huile prend feu si elle chauffe trop et trop vite). Ne salez jamais les aliments au-dessus de l’huile chaude, c’est très dangereux.

*Si vos vêtements prennent feu, ne paniquez pas ! Jetez-vous par terre, protégez votre visage avec vos mains et roulez plusieurs fois sur vous-même pour étouffer les flammes.

Si l’huile prend feu
Saisissez immédiatement le couvercle de la casserole, une plaque à biscuit ou, mieux encore, un extincteur portatif de type ABC pour étouffer le feu rapidement. N’essayez jamais d’éteindre un feu de cuisinière avec de l’eau.

Vous devez vous éloigner de la cuisinière momentanément ?
Fermez d’abord les éléments de la cuisinière. En tout temps, quel que soit le type de cuisson en cours, trouvez une façon de vous rappeler qu’une casserole vous attend à la cuisine en utilisant, par exemple, une minuterie ou encore une cuillère de bois, que vous gardez en main.

Source : Ministère de la Sécurité publique du Québec

Plan d’évacuation résidentiel

Les citoyens sont fortement encouragés à se doter d’un plan d’évacuation résidentiel, visant à faciliter la sortie des occupants et ainsi augmenter les chances de survie, en cas d’incendie. Ce plan, composé d’un dessin de chaque étage d’une maison, doit être pratiqué annuellement.

Le plan d’évacuation
Comportement familial lors d’une évacuation
La préparation de l’exercice d’évacuation
L’exercice d’évacuation
N’oubliez pas que…
Autres conseils

Dépliant – Préparer un plan d’évacuation, c’est rassurant (PDF, 958 Ko)
Jeu questionnaire – Pleins feux sur le plan d’évacuation (PDF, 51,5 Ko)
Dépliant – Calculez le Q.I. de votre logis (PDF, 383 Ko)

Voici une vidéo démontrant la vitesse de propagation d’un feu et illustrant combien il est important d’élaborer un plan d’évacuation résidentiel :

Le plan d’évacuation

  • Dessinez le plan d’évacuation de votre demeure (Dépliant – Préparer un plan d’évacuation, c’est rassurant (PDF, 958 Ko)) en faisant participer tous les membres de votre famille, y compris les enfants. Sous forme de jeu, ils s’intéresseront sûrement à l’activité.
    • Indiquez toutes les fenêtres et portes qui peuvent servir d’issues vers l’extérieur.
      • Assurez-vous qu’aucun crochet n’est installé à l’extérieur de la chambre d’un enfant. En cas d’incendie, il serait prisonnier de sa chambre, incapable d’évacuer par lui-même.
    • Indiquez l’emplacement des avertisseurs de fumée et de monoxyde de carbone (CO) ainsi que des extincteurs portatifs.
    • Inscrivez tous les trajets possibles pour sortir, au moins deux par pièce, si possible.
    • Il se peut que la sortie habituelle soit inaccessible. Prévoyez une ou plusieurs sorties de rechange comme les fenêtres.
      • Prévoyez une échelle pliante pour chacune des pièces situées à l’étage. Cela vaut mieux que de risquer de se blesser gravement, voire de se tuer, en sautant par la fenêtre. Pour les pièces du sous-sol, assurez-vous que des meubles ou des escabeaux peuvent être utilisés pour atteindre les fenêtres.
      • Indiquez sur le plan le point de rassemblement, soit où vous rendre après avoir évacué la résidence. Choisissez un endroit devant la maison, ce qui évite d’avoir à traverser la rue. Choisissez un endroit accessible en toute saison qui permettra aux pompiers de vous voir dès leur arrivée tout en ne nuisant pas à leur travail.
  • Assurez-vous que tous les membres de votre famille connaissent bien le point de rassemblement.
  • Planifiez l’évacuation des enfants.
    • Les jeunes enfants dorment profondément au cours de la nuit. Les enfants de 12 ans et moins auront du mal à s’éveiller au son de l’avertisseur de fumée. De plus, ils auront peut-être tendance à figer sur place ou, pire, à se cacher. L’intervention des parents pour les réveiller et les guider vers la sortie est souvent nécessaire.
    • Les enfants passent plus de temps en phase de sommeil profond que les adultes. Les adolescents se réveillent plus facilement à mesure qu’ils vieillissent. Ils auront un sommeil qui correspond à celui d’un adulte vers l’âge de 20 ans.
    • À l’opposé, les personnes de 50 ans et plus passent très peu de temps dans ce stade de sommeil profond.  Par contre, l’usage de médicaments et le retrait d’appareils auditifs peuvent nuire à leur réveil.
  • Planifiez l’évacuation des personnes âgées ou handicapées. Évaluez l’aide dont elles ont besoin pour se réveiller, se déplacer, etc.
  • Prévoyez comment joindre le 9-1-1 une fois à l’extérieur de la maison.
  • Placez le plan d’évacuation à la vue de tous.
  • Exercez-vous au moins une fois par année.

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Saviez-vous que…
Les enfants et les adolescents dorment profondément et, bien souvent, ne se réveillent pas immédiatement au son de l’avertisseur de fumée.

Comportement familial lors d’une évacuation
Lors d’un incendie, les membres d’une même famille peuvent être réticents à se séparer lorsqu’ils évacuent.

Si l’incendie ou la fumée divisent les membres de votre famille, vous aurez tendance à adopter des comportements qui pourraient vous être fatals :

  • Vous chercherez à regrouper tout le monde pour évacuer par la même sortie alors que, logiquement, certains membres pourraient sortir par des issues plus proches et plus sécuritaires.
  • Vous chercherez à retourner à l’intérieur de la maison en flammes si vous constatez qu’un membre de votre famille n’est pas sorti.

Rappelez-vous que…
Seuls les pompiers ont l’équipement de protection nécessaire pour sauver une personne coincée à l’intérieur d’une maison en flammes.

Pour développer de bons réflexes et adopter des comportements sécuritaires lors de l’évacuation de votre maison en flammes, il est important de préparer un plan d’évacuation et de le tester en famille au moins une fois par année afin de prévoir une procédure d’évacuation qui tient compte de votre réalité familiale.

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La préparation de l’exercice d’évacuation
Maintenant que vous avez votre plan d’évacuation, il faut préparer un exercice d’évacuation, au moins une fois par année.

  1. Déterminez un scénario : la date, l’heure de l’exercice et le lieu d’origine fictif de l’incendie.  Prévoyez faire l’exercice au moment où tout le monde est à la maison. Idéalement, faites-le en soirée en simulant que tout le monde est couché.La majorité des incendies mortels surviennent la nuit, pendant que l’on dort.
  2. Vérifiez les avertisseurs de fumée en suivant les recommandations. Si vos avertisseurs de fumée sont branchés à une centrale de surveillance, informez votre fournisseur que vous faites un exercice et suivez ses instructions.

Saviez-vous que…
Pour que l’exercice d’évacuation soit un succès, il faut que tous les membres de la famille y participent.

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L’exercice d’évacuation
Votre plan d’évacuation est prêt, votre scénario est établi.

Déroulement de l’évacuation
L’évacuation devrait se dérouler ainsi :

  1. AVERTIS : faites fonctionner l’avertisseur de fumée de l’étage que vous aurez choisi.
  2. PRÊTS : suivez la procédure d’évacuation que vous avez établie lors de l’élaboration de votre plan. Assurez-vous de sortir de façon sécuritaire, le plus rapidement possible.
  3. SORTEZ : rendez-vous au point de rassemblement déterminé lors de la préparation de votre plan d’évacuation.

Vous pouvez minuter votre exercice et tenter d’améliorer votre temps d’évacuation lors de votre prochain exercice.

En famille, faites le bilan de votre évacuation.

Saviez-vous que…
Dans le pire des scénarios, vous avez moins de 3 minutes pour sortir d’une maison en flammes. En effet, la fumée peut envahir aussi rapidement votre demeure. Cela comprend le temps que l’avertisseur de fumée détecte la fumée, sonne et vous réveille. Il ne vous reste plus beaucoup de temps pour évacuer.

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Comment évacuer

  • S’il y a de la fumée, évacuez à quatre pattes le long des murs.
  • Fermez les portes derrière vous pour ralentir la progression de la fumée.
  • Touchez les portes et les poignées du revers de la main pour détecter la chaleur avant de sortir de la pièce.
  • Si la porte est chaude, placez au bas de celle-ci un drap ou tout autre tissu pour éviter que la fumée pénètre dans la pièce. Dirigez-vous vers la fenêtre pour sortir, ou, si c’est impossible, pour être évacué par les pompiers.
  • Vous pouvez couvrir votre bouche et votre nez d’un linge mouillé si vous rencontrez un mur de fumée.
  • Ne retournez jamais dans un bâtiment en flammes.
  • Composez le 9 1 1 dès que vous êtes sorti.

Saviez-vous que…
Il est important de faire l’exercice d’évacuation au moins une fois par année avec vos enfants et les autres occupants afin de pouvoir sortir le plus rapidement possible en cas d’incendie. Il en va de votre survie.

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N’oubliez pas que…

  • La fumée peut envahir votre domicile en à peine 3 minutes.
  • Le temps que prend la fumée pour se rendre à l’avertisseur de fumée le plus près peut varier de 30 à 50 secondes.
  • Si on ajoute le temps de se réveiller une fois que l’avertisseur se déclenche, une partie du délai dont vous disposez pour évacuer est écoulé.

Autres conseils
Veillez à ce que vos fenêtres soient toujours en état de s’ouvrir.  Gardez-les dégagées autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. L’hiver, assurez-vous qu’elles sont déglacées et faciles à ouvrir. Les barreaux empêchent peut-être les voleurs de pénétrer chez vous, mais ils vous empêcheront aussi d’en sortir.

Les portes qui nécessitent une clé pour être déverrouillées de l’intérieur peuvent vous mettre en danger en cas de feu. Le temps perdu à chercher la clé est suffisant pour mettre votre famille en péril.

Les jouets et autres objets laissés devant les portes de chambres, dans les escaliers et dans les sorties peuvent vous faire trébucher et vous empêcher de sortir en toute sécurité lors d’un incendie.

Lorsque la fumée envahit une pièce, il est impossible de s’y retrouver. Exercez-vous à circuler à quatre pattes et les yeux fermés. Vous constaterez peut-être que vous ne connaissez pas si bien votre domicile.

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Prévention liée au thermostat électronique

Pour éviter qu’un thermostat prenne feu, il importe de choisir un thermostat qui n’est pas inférieur à la puissance (watts) de l’ensemble des plinthes qui se trouvent sur un même circuit.

Les thermostats pour 120/240 V doivent-ils être installés par des professionnels ?
Même s’ils sont faciles à installer grâce au raccordement à deux fils non polarisés (thermostats à Triac) et au code de couleur des fi ls (thermostats à quatre fi ls), il est recommandé que l’installation soit effectuée par un professionnel pour s’assurer que les fi ls soient correctement raccordés.

Comment savoir si un thermostat est compatible avec le système de chauffage en place ?
Il faut d’abord déterminer la puissance en watts de la plinthe. Si l’on souhaite contrôler plusieurs plinthes avec un seul thermostat, on doit vérifier que les puissances additionnées (watts) de toutes les plinthes ne soient pas supérieures à ce que peut supporter le thermostat, pour éviter que celui-ci prenne feu. (Source : Corporation des maîtres électriciens du Québec)

Le thermostat électronique est donc sécuritaire s’il est installé par un professionnel ou si les recommandations du fabricant sont bien lues et respectées. Il est impératif de vérifier qu’il n’y ait pas de rappel sur le modèle de thermostat dont on dispose à la maison.

Quoi faire à la suite d’un incendie ?

L’important est de communiquer avec son assureur le plus tôt possible. Celui-ci vous demandera de décrire les circonstances de l’incendie et les dommages subis. Selon la nature et l’ampleur des dommages, il vous indiquera la marche à suivre. Il faudra ensuite préparer une demande de réclamation et évaluer, avec l’assureur, l’ampleur des dommages.

Pour ce faire, il faut dresser la liste des biens endommagés ou détruits et fournir à l’assureur, si possible, le modèle des appareils, les preuves d’achat, les garanties et le prix payé. Un inventaire des biens contribuera grandement à cette étape. Ensuite, il faut photographier ou filmer les dommages engendrés.

Expert en sinistre
Un expert en sinistre enquêtera sur les circonstances de l’incendie pour ensuite expliquer la marche à suivre, selon la nature des dommages subis et la couverture de votre police d’assurance. Si les dommages sont importants et qu’ils sont couverts, l’expert enverra rapidement une équipe spécialisée dans le nettoyage après-sinistre et
coordonnera les travaux pour vider et nettoyer les lieux sinistrés.

À éviter
Ne pas céder à la tentation de réclamer des objets que vous ne possédez pas ou d’une valeur supérieure à ceux que vous aviez puisque vous pourriez compromettre votre indemnisation et avoir beaucoup de difficulté à vous assurer de nouveau.

LE RÈGLEMENT D’UNE RÉCLAMATION
Les grandes étapes* :

  1. Les travaux d’urgence sont faits pour éviter toute aggravation des dommages.
  2. Un devis est préparé pour la réparation et la reconstruction des lieux endommagés.
  3. Une liste des biens endommagés ou détruits est établie.
  4. Les biens, selon leur nature et leur état, sont nettoyés, réparés ou remplacés (selon le type de règlement choisi à l’achat de votre contrat d’assurance habitation).
  5. Les pièces de l’habitation sont reconstruites.

*Ces étapes peuvent varier d’un sinistre à l’autre ou d’un assureur à l’autre et sont présentées à titre indicatif seulement.

Il ne faut pas jeter tout de suite les biens endommagés, à moins qu’ils ne constituent un danger pour la santé, ni faire de réparations permanentes avant d’avoir parlé à l’assureur. Si des travaux d’urgence doivent être effectués pour éviter une aggravation des dommages, il est essentiel de conserver les factures et les reçus.

Source : Bureau d’assurance du Canada et Groupement des assureurs automobiles, 2003-2012

Rénovation, électricité et sécurité

Lorsqu’on entreprend des travaux de rénovation, il est essentiel de garantir la sécurité des travaux électriques prévus, afin d’éviter les nombreuses situations dangereuses
pouvant survenir. Pour ce faire, il est essentiel de faire appel à un maître électricien.

Quelques conseils

  • Entretenir adéquatement les installations électriques en les gardant propres et à l’abri de l’humidité.
  • Ne pas entreposer de matériaux combustibles à proximité du panneau électrique.
  • Enlever la poussière, les toiles d’araignée, la charpie et autres saletés sur les commutateurs, les prises de courant et le panneau électrique. La moindre étincelle peut enflammer tous ces matériaux.
  • Ne jamais jouer dans le panneau électrique en tentant d’installer de nouveaux fusibles, disjoncteurs ou câbles électriques sur les disjoncteurs. Ces manipulations peuvent être dangereuses. Pour avoir de nouveaux circuits, on doit faire appel à un maître électricien.
  • Refuser que des travaux électriques soient effectués par une personne autre qu’un maître électricien. Sinon, les assureurs peuvent ne pas couvrir les dommages liés à un feu d’origine électrique.
  • S’assurer que les câbles et rallonges électriques demeurent en bonne condition, avec une gaine protectrice en bon état. Laisser ces derniers bien en vue afin d’éviter une surchauffe. Ceci peut éviter qu’un arc électrique se forme.
  • Ne pas utiliser d’ampoule de capacité supérieure à celle indiquée sur les lampes. Certains abat-jour s’enflamment facilement.
  • S’assurer d’enlever la poussière dans la soucoupe des plafonniers.
  • Pour ajouter une nouvelle source d’éclairage ou une prise de courant, il est préférable de faire appel à un maître électricien.

Source : Ministère de la Sécurité publique

Sorties d’urgence et évacuation pendant l’hiver

La population est invitée à suivre différents conseils de sécurité, afin de faciliter l’évacuation du domicile, dans le cas d’un incendie survenant l’hiver.

Sorties d’urgence

  • Après chaque chute de neige, il est essentiel de déneiger les sorties, balcons et terrasse.
  • Prévoir une sortie de secours autre que les portes, comme un balcon ou une fenêtre, et s’assurer qu’elle soit déneigée et déglacée en tout temps.
  • Dégager les sorties extérieures des objets encombrants, tels que : vélos, barbecue et meubles de patio.
  • Prévoir un point de rassemblement accessible en hiver.

Autres conseils pour faciliter l’évacuation

  • À l’intérieur du domicile, s’assurer que les corridors et escaliers menant aux sorties soient dégagés en tout temps d’objets encombrants, tels que : jouets, chaussures, sacs d’école ou de sport.
  • Vérifier que les fenêtres pouvant servir de sorties de secours sont accessibles de l’intérieur pour un jeune enfant et qu’il connaît la façon de les ouvrir et d’y accéder en utilisant un banc, une chaise ou tout autre meuble.
  • Préparer un plan d’évacuation de son domicile et faire un exercice d’évacuation avec les membres de sa famille, pour augmenter les chances de sortir sains et saufs lors d’un incendie.
  • Vérifier régulièrement le bon fonctionnement des avertisseurs de fumée. S’ils sont défectueux ou ont été installés il y a plus de 10 ans, il est primordial de les remplacer.

Temps des Fêtes

Sapins naturel et artificiel

    • À l’achat d’un arbre artificiel, on doit s’assurer qu’il n’est pas fabriqué avec une matière inflammable.
    • Lorsqu’on opte pour un sapin naturel, celui-ci doit être fraîchement coupé et ne pas perdre ses aiguilles (vérifiable en passant la main sur celles-ci). Un arbre desséché s’enflamme très facilement et ne résistera pas à la chaleur des guirlandes électriques.
    • Faire une entaille d’environ 3 cm dans le bas du tronc.
    • Placer l’arbre dans un seau d’eau avant de le décorer, pour éviter qu’il s’assèche. Ajouter de l’eau à TOUS les jours.
    • Installer l’arbre dans un endroit frais, à l’écart de la circulation et à au moins un mètre de toute source de chaleur, loin des portes et escaliers. Il ne doit jamais être placé près des portes menant à l’extérieur, puisqu’il gênerait la sortie en cas d’incendie.
    • Ne jamais mettre de chandelles dans celui-ci.
    • Vérifier la stabilité de l’arbre, pour éviter qu’il soit renversé par des enfants ou animaux domestiques.
    • Éteindre le sapin lorsqu’on quitte la maison et au coucher.
    • Garder un extincteur portatif à proximité.
    • Après les Fêtes, en attendant la collecte de sapins naturels effectuée par la Ville, on doit s’abstenir de l’entreposer dans le garage, le cabanon, le sous-sol ou de le brûler. Privilégier l’extérieur.

Rallonges, lumières et électricité

    • Doivent être homologuées par un organisme reconnu (CSA ou ULC) et être en bon état.
    • Les appareils qui consomment beaucoup d’électricité doivent être branchés directement dans la prise de courant, plutôt que dans une prise multiple, évitant ainsi tout risque de surcharge, court-circuit ou risque d’incendie.
    • Identifier la capacité maximale de watts précisée pour une rallonge et s’assurer de rester toujours largement en deçà.
    • Éviter de cacher les rallonges sous un tapis ou une décoration, car la friction occasionnée par les pas pourrait endommager le cordon et accroître les risques d’incendie.
    • S’abstenir d’utiliser des décorations intérieures à l’extérieur.
    • Vérifier les instructions du manufacturier de lumières, qui contre-indiquent souvent l’installation de plus de trois jeux de suite.
    • Éviter de laisser les lumières et décorations extérieures installées en permanence (pendant toute l’année), puisque les intempéries et le soleil pourraient abîmer et dessécher les fils électriques.

Afin de démontrer les risques encourus si l’on ne respecte pas ces règles, le Service d’incendie incite les gens à visionner la vidéo ci-dessous, illustrant à quel point un sapin s’enflamme rapidement :

ASSUREZ-VOUS d’avoir du plaisir !

    • Un incendie, et même un début d’incendie, peut avoir de lourdes conséquences. Il est donc essentiel de contracter une assurance couvrant ses biens, une éventuelle responsabilité (particulièrement à titre de locataire) et les lésions corporelles. Il est important de savoir quel type de protection on détient, sans oublier sa responsabilité à l’égard des invités.
    • Indiquer aux invités où se situent les issues de secours possibles et le point de rassemblement extérieur, pour éviter la cohue en cas d’incendie.
    • Privilégier les plats à fondue électriques. Sinon, utiliser préférablement du gel plutôt que le liquide conventionnel.
    • Lorsqu’on prépare un feu de foyer, on doit s’assurer de respecter les trois conditions suivantes :
    • Que la cheminée ait bien été ramonée (sachant que 37 % des incendies débutent dans la cheminée).
    • Utiliser du bois sec uniquement.
    • Respecter le dégagement nécessaire aux matières combustibles à proximité du foyer.

Déneigement de la borne d’incendie
Bien que ce soit le devoir de la Ville, les citoyens sont invités à déneiger la borne d’incendie située sur leur terrain, et ce, afin d’accélérer le travail des pompiers en cas de besoin.

Information : Service d’incendie, 450 658-0662

Information : Service d’incendie, 450 658-0662

Capsules Web sur la prévention des incendies

Le Service d’incendie a participé à un projet de sensibilisation, par le biais de capsules Web, visant à rejoindre les jeunes et les aînés, en collaboration avec des élèves de l’École secondaire de Chambly.

Tommy Harvey, étudiant de deuxième secondaire, a scénarisé et réalisé ces productions, dans le cadre d’un projet scolaire.  Il est possible de visionner les capsules en cliquant sur les liens :

Notons que le Service d’incendie a supervisé le contenu afin de s’assurer de la conformité des informations véhiculées. Cette collaboration permet l’utilisation d’outils de communication novateurs, permettant de sensibiliser ces clientèles à la prévention.